|
C'est un bar situé au 33 rue de la Butte aux Cailles dans le 13ème arrondissement de Paris. Il ouvre l'été 91, avec à la barre du bar monsieur Ramon Finster assisté de Marie, Jean-Pierre et Christophe. La rencontre avec Paname Tropical a lieu en 92, au cours d'un concert au Duc des Lombards. Séduits par l'ambiance et la musique, Jean-Pierre Dos Santos et Christophe Cornet invitent le groupe à se produire dans le bistrot. La musique incitant le public à danser, celui-ci pousse tables et chaises et transforme la Folie en véritable discothèque décalée. Le café-concert invite huit années durant de nombreux groupes et auteurs compositeurs. Parmi ces groupes, Music'Hall Musette, Jean-Louis Blaire, Allain Lepprest, Jean Corti, Christian Paccoud, Jean Tourneux, MLOP, James Band, Barbara Augier, Idriss et Gérard, Sita Lanta, Pascal Dubroca et les Vierges Noires etc... .
Ramon crée avec Paccoud les soirées Goguettes, où chacun vient interpréter sur scène, chansons, poèmes ou contes. Télé Bocal a occupé le lieu, un jeudi par mois, pour présenter ses reportages pris sur le vif.
Ramon Finster quitte peu après la direction du bar et prend la direction des grands suds, puis s'en va vers d'autres planètes hors la terre laissant en héritage cette réserve à idées.
En 96 toute la Folie intègre Paname Tropical et le Bal des Familles et porte les acteurs de ce drôle de spectacle à 10 personnes.
Durant deux saisons, au Divan du Monde, au New Morning, aux Folies Pigalle, à la Guinguette du Martin Pêcheur, au Duc des Lombards, et en Province, tous vivront au rythme
du bal et du bistrot. En 98, seul Jean-Pierre reste et maintient depuis, la positive présence du lieu.
A cette époque les concerts se font plus rares, mais l'ambiance est tout autant chaleureuse. Boire un coup au 33 de la rue de la Butte aux Cailles, c'est l'assurance de savoir quand on arrive, mais jamais quand on part. Seul ou accompagné, il se passe toujours quelque chose pour qui sait attendre.
Derrière le zinc, on rencontre en alternance, Clara Finster, Nordine Hassani, Monsieur Mamed, Edouard Scarfoglio, et Paul Sankara.
Et devant le comptoir, plein d'indiens l'âme riche des doux moments passés sur le carrelage tricolore du bar tels, Mister Paul, le sergent recruteur Bobby, Dédé, Belélisa, J.C Trevisan, Pascal, Jean-Pierre Joliciel et le Doc Vincent, la Husson Family, Claude, Jean-Sam, Chantal, l'incroyable monsieur Dada, Nounours, Patate, Delphine, Daniel, Nicolas, Guy, Sylvie et Sylvio... La Folie, c'est le véritable quartier général de tous ces personnages.
Nous souhaitons longue vie à la Folie en Tête. La nouvelle génération est déjà une réalité, alors bienvenue à Baya, Théo, Violette, Barbara, Maud, Allyson, Elodie, Ti-Paul, Caillou, Pablo, Théo, Nedjma, Géronimo et tous ceux qui vont arriver.
En 2000 et 2001, les tauliers "historiques" du bistrot et Antoine Larcher de Paname Tropical mettent en chantier le Bal Bodo. C'est un Bal tous les samedis soirs avec les formations de Cobanagem, Mosquito, Cheikh Sidi Bémol, Dood, Célinho Barros et Paname Tropical. C'est un véritable succès. En pleine "mode" des bars musicaux sans entrée payante, la Folie avec ses 7 euros 50 de droit d'entrée, attire une moyenne de 90 spectateurs payants sur les 2 saisons 2000 et 2001. Toute la recette est reversée aux musiciens.
Mais en octobre 2002, au début d'une 3ème saison de Bal Bodo, toute musique "live" cesse dans le bistrot. En effet, le quartier populaire que l'on a connu, est devenu un quartier "bobolaire".
Les "rêverains" veulent des rues "exotiques" mais sans nuisance sonore et la direction prend la décision d'arrêter l'aventure de la musique avec des musiciens en chair et en sueur!
Les nuits Kaadou sont maintenues. C'est une semaine au cours de laquelle de nombreux conteurs se succèdent sur la scène de la Folie en Tête. Toute la recette de la semaine permet le financement du Carnaval des enfants organisé à Bobodiolasso au Burkina Fasso par Nordine et M'Hamed. Les prochaines nuits ont lieu du 1er au 6 décembre.
Pour plus d'infos notez les coordonnées de ce drôle de bar.
|
|